PRÉSIDENCE

DE LA

RÉPUBLIQUE

______

EMBARGO AU PRONONCÉ

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Déplacement dans la Drôme

La Chapelle en Vercors – Jeudi 12 novembre 2009

Mes chers compatriotes,

Tout à l’heure en me recueillant devant le Mur des fusillés de la Chapelle en Vercors, j’ai pensé aux 16 otages exécutés par l’occupant.

J’ai pensé à la population du plateau du Vercors prenant fait et cause pour les maquis et s’exposant aux plus terribles représailles.

J’ai pensé aux villages bombardés, aux maisons brûlées au lance-flammes, aux maquisards massacrés, aux civils assassinés…

Le Vercors a payé cher son engagement dans la Résistance. En soutenant les maquis, ses habitants savaient qu’ils risquaient le pire. Mais pas un de ces hommes, pas une de ces femmes, durs à la peine, dont une nature rude avait trempé le caractère, n’hésita.

Pas un, pas une ne recula.

Retranchés dans leur montagne, ils défièrent pendant des mois la plus puissante armée du monde. Le Vercors devint le point de ralliement de ceux qui ne voulaient pas subir. Un instant le coeur de la France se mit à battre ici. Et dans ce paysage magnifique et austère se mit à renaître une fierté française.

Pourquoi tant d’hommes et de femmes se sont-ils engagés dans ce combat inégal dont l’issue tragique ne faisait à leurs yeux aucun doute ? La force étrange qui les poussait à risquer leur vie, s’imposait à eux comme une évidence. Ils se battaient pour une cause dont ils savaient seulement qu’elle était plus grande qu’eux et qu’elle les rattachait à une multitude d’autres hommes et d’autres femmes poussés par la même force et dévoués à la même cause. « Ils se battaient, disait André Malraux à propos des Résistants, pour cette fierté mystérieuse dont ils ne savaient au fond qu’une chose c’est qu’à leurs yeux la France l’avait perdue ».

Ils la lui rendirent.

Ils avaient tellement envie d’être fiers de leur pays. La France ? Elle était en eux. Chacun à sa façon, exprimait par ses actes ce sentiment profond que la France était leur bien commun, ce qu’ils avaient de plus précieux, ce qu’ils avaient de plus beau à transmettre à leurs enfants. Ils se sentaient comme les maillons d’une longue chaîne qui avait commencé bien avant eux et qui continuerait bien après eux, s’ils ne la laissaient pas mourir, non pas matériellement mais spirituellement.

Des chefs du maquis jusqu’au plus humble des maquisards qui mourut en chantant la Marseillaise, des infirmières déportées à Ravensbrück jusqu’aux blessés regardant le visage du bourreau qui allait les achever, tous avaient au fond d’eux-mêmes cette certitude qu’une nation est un principe spirituel qui se nourrit de la noblesse des coeurs, de la beauté des âmes, de la fermeté des caractères, Ils aimaient leur patrie parce qu’ils aimaient ce qu’elle avait fait d’eux. Ils aimaient les hommes et les femmes qu’ils étaient devenus grâce à elle. Ce qu’ils appelaient la France c’était ces valeurs qui les unissaient, cette conception de l’honneur et de la dignité qui les portaient tous.

Ici, au moment où leur destin rejoignait celui des soldats de l’An II et de Bir Hakeim, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité avaient cessé pour eux d’exprimer une devise abstraite pour devenir la plus authentique et la plus profonde des expériences humaines.

Comme elle l’était pour tous les résistants, pour tous les Français libres, pour tous ceux qui avaient protégé des proscrits, pour toutes les mères qui avaient caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants, pour tous ceux, qui face à la barbarie, avaient compris tout à coup ce que pouvait bien signifier le mot civilisation, pour tous ceux qui avaient découvert que la France avait une âme au moment même où elle allait la perdre.

C’est toujours au moment où l’on va les perdre que l’on mesure la signification et l’importance de ces choses indéfinissables avec lesquelles on a tellement l’habitude de vivre que l’on a l’impression qu’elles sont aussi naturelles que l’air que l’on respire.

Nous vivons peut-être l’un de ces moments où les repères s’effacent, où l’identité devient incertaine, où nait le sentiment que quelque chose qui nous est essentiel pour vivre est en train de se perdre. Tout semble concourir à l’aplatissement du monde.

A force de vouloir effacer les Nations par peur du nationalisme on a ressuscité les crispations identitaires. C’est dans la crise de l’identité nationale que renaît le nationalisme qui remplace l’amour de la patrie par la haine des autres.

A force d’abandon nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions.

A force de cultiver la haine de soi nous avons fermé les portes de l’avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi.

Voilà pourquoi nous devons parler de notre identité nationale. Ce n’est pas dangereux, c’est nécessaire. Ce qui serait dangereux ce serait de ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien en se disant « A quoi bon ? ». Ce serait laisser le champ libre à tous les extrémismes. C’est pourquoi j’ai voulu ce débat. C’est pourquoi j’ai voulu que nous discutions ensemble, que nous réfléchissions ensemble. L’identité nationale ça nous concerne tous, ça concerne tous les Français.

Notre conscience nationale, elle s’est forgée dans l’épreuve. Depuis la Guerre de Cent ans jusqu’aux maquis du Vercors, de Corrèze, ou des Glières, depuis Valmy jusqu’au Chemin des Dames, depuis Lazare Ponticelli le dernier poilu engagé à 16 ans en trichant sur son âge parce qu’il voulait dire merci à la France qui l’avait accueilli jusqu’à ceux que Malraux appelait « les clochards épiques de Leclerc », depuis les pêcheurs de l’Isle de Sein jusqu’aux Cadets de Saumur, la France a vécu d’abord

dans l’esprit et dans le coeur de ceux qui avaient le sentiment de lui devoir tant qu’ils étaient prêts à se battre pour elle et peut-être à mourir.

Qu’avaient-ils donc le sentiment de lui devoir ? Si on le leur avait demandé chacun aurait sans doute donné sa réponse qui eût été bien différente de celle des autres. Le pêcheur de l’Isle de Sein ou le paysan du Vercors n’aurait pas répondu la même chose que Jean Moulin ou d’Estienne D’orves. Tous pour tout avaient le sentiment de se battre pour la même chose. C’est cela l’identité nationale.

Marc Bloch, le plus grand historien peut-être du XXe siècle, assassiné par la Gestapo n’avait pas la même connaissance de l’histoire de France que le cheminot qui risque sa vie en se livrant au sabotage.

Mais ils avaient conscience d’appartenir à la même histoire, comme l’immigré italien, espagnol ou polonais qui entra en résistance et qui se sentait tellement Français qu’ils interdisait à ses enfants de parler une autre langue que le Français.

Pour nous Français, l’identité nationale ne saurait être une chape de plomb intellectuelle et morale pesant sur les consciences. La France est diverse. Elle l’a toujours été. La France c’est une multitude de petites patries, de terroirs. C’est une multitude de coutumes, de traditions, de croyances. La France ce sont d’innombrables histoires, d’innombrables généalogies qui s’entremêlent. La France, c’est l’un des pays les plus divers au monde. Cette diversité est inscrite dans les coeurs et dans les esprits, un pays où aucun village ne ressemble à un autre, où chacun s’efforce d’être différent de son voisin. Cette diversité est une richesse. Chaque culture, chaque tradition, chaque langue a une valeur infinie. Les laisser disparaître serait une faute. Nous nous appauvririons. Nous ne serions pas ce que nous sommes sans que nous ont donné et continuent à nous donner les cultures provençale, bretonne ou alsacienne, sans l’Outre-mer, sans ce que nous ont apporté les Antilles, la Réunion ou Tahiti, l’ouverture qu’elles nous ont donné sur le monde, sans ce que nous ont apporté l’Afrique ou le Maghreb. Regardez ce que la langue française doit à Césaire et à Senghor. Songez aux trésors que la langue d’Oc a déposé dans notre culture nationale. Notre identité, c’est le miracle français, est à la fois singulière et plurielle.

Rien n’est plus étranger au génie de notre peuple que l’uniformité, l’embrigadement. Mais une culture millénaire, par des voies mystérieuses, imprègne tout. Elle est dans la pensée, dans la langue, dans l’architecture, dans l’art de vivre, dans le paysage…

Si en France chacun a sa théorie et sa doctrine, si chaque ville a sa personnalité, si chaque commune est un monde en soi, si chaque région a son climat, son ambiance, ses traditions, un Français reconnaît d’instinct une pensée française, une région française et il s’y sent chez lui.

Dans ce vieux pays où depuis si longtemps « ceux qui croient au ciel » se disputent avec « ceux qui n’y croient pas », il n’y a pas un seul homme, pas une seule femme qui ne reconnaisse dans les Cathédrales une expression de ce génie français auquel il a le sentiment de participer. Le Français qui ne croit pas en Dieu n’imagine pas la France sans le Mont Saint Michel, Notre Dame de Paris ou la Cathédrale de Reims, ni son village sans le clocher de son église qui le surplombe depuis dix siècles.

Pas un libre-penseur, un Franc-maçon, un athée qui ne se sente au fond de lui l’héritier de la Chrétienté qui a laissé tant de traces profondes dans la sensibilité et dans la pensée.

Regardons ce que la morale laïque des instituteurs de jadis doit à la morale chrétienne qu’on enseignait au Catéchisme. Regardons ce que la République doit à l’Ancien Régime. Regardons comment la République a accompli le vieux rêve Capétien d’une France une et indivisible et d’un Etat dominant les féodalités. Discernons dans le débat sans cesse recommencé entre Jacobins et Girondins, entre les centralisateurs et les décentralisateurs, la tension multiséculaire qui depuis Hugues Capet oppose les Provinces au pouvoir central et autour de laquelle s’est construite pas à pas l’unité française.

Derrière la diversité, derrière les oppositions, les contradictions, les conflits dans lesquels notre peuple a trop souvent épuisé ses forces, il y a l’unité profonde de notre culture, de notre civilisation.

Passant sans cesse de la désunion à l’union le peuple français sait au fond de lui-même que ce qui le rassemble est plus fort que ce qui le divise.

On comprend l’Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d’être ému par le récit de la fête de la Fédération.

On est pleinement Français quand on prend conscience que la France Girondine et la France Jacobine sont les deux visages d’une même réalité nationale.

On est Français parce que l’on regarde la Chrétienté et les Lumières comme deux versants d’une même civilisation dont on se sent l’héritier.

Mais on est Français aussi parce que l’on ne se reconnaît pas dans une race, parce que l’on ne se laisse pas enfermer dans une origine et pas davantage dans une religion.

Si l’on cherchait quelles sont les principales institutions, les principaux lieux où se fabrique depuis des siècles l’identité française, on verrait d’abord tous les lieux de la vie et du travail quotidiens où artisans, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs, se transmettent de générations en générations des cultures et des savoir-faire que la science et la technique modernes enrichissent chaque jour. Ce qui se joue dans l’industrie, dans l’agriculture, dans la ruralité, dans l’artisanat, ce n’est pas qu’économique, c’est aussi la disparition d’une forme de civilisation, d’un héritage de valeurs, d’une culture du travail.

Notre génie national s’exprime aussi dans le TGV, Ariane, l’aéronautique et le nucléaire.

Mais on trouverait aussi l’Ecole, le Louvre, le Collège de France, l’Académie, la Comédie française…

parce qu’être Français c’est croire que la raison, la science, l’art, la culture peuvent transcender les différences et, oserai-je le dire, parce que l’on croit plus ou moins consciemment à la toute puissance de la littérature. En ce sens, le prix unique du livre exprime une part profonde de notre identité nationale au même titre que notre système si particulier d’aide à la création cinématographique ou l’aide qui est apportée à la chanson française ou à la création audiovisuelle.

La France est une nation littéraire. Elle se parle à elle-même à travers la littérature. N’est-ce pas au fond en entendant un vers de Racine ou de Baudelaire ou en lisant une page des Misérables que nous nous sentons le plus Français ? Dans quel autre pays au monde un tel miracle serait-il possible ?

Nous conforterons l’identité française en apprenant à nos enfants à aimer la littérature et la poésie, à aimer la langue française, ce qu’elle est capable d’exprimer de beauté, d’intelligence, de profondeur de sentiment. Si nous voulons que demain la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants nous devons être fiers de notre histoire et la leur apprendre. Je retiens la belle idée de créer un Musée de l’Histoire de France que tous les enfants des écoles iront visiter, qui sera le Musée le plus moderne qui soit, qui ne sera pas figé dans le passé mais qui sera vivant, qui apprendra l’Histoire au nom de l’avenir. Ce Musée, nous devons l’inventer ensemble.

Si demain nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, il nous faut permettre à chacun d’accéder à la culture. Il nous faut réinventer, en les adaptant à notre époque, les Maisons de la culture et le TNP de Jean Vilar qui voulait que le théâtre soit accessible à un public populaire, aux ouvriers des usines.

Nous avons besoin d’une politique culturelle qui soit à la hauteur de la place qu’occupe la culture française dans la culture universelle, de ce que dans son histoire la France a été capable d’accomplir dans le domaine des oeuvres de l’esprit. Nous avons besoin d’une politique culturelle qui soit à la hauteur des défis de l’ère de la globalisation. Car la culture aujourd’hui a deux ennemis redoutables : l’utilitarisme et la transformation en marchandises de tous les produits de l’intelligence et du travail humains. Une politique du patrimoine s’impose. Quand on a un patrimoine comme celui de la France on ne le laisse pas s’abîmer et on aide ceux qui en possèdent une parcelle à l’entretenir parce que c’est l’intérêt de tous, parce que c’est un investissement collectif. Avec Malraux nous avons été capables jadis d’inventer une politique du patrimoine. Mais il ne s’agit pas juste de conserver notre patrimoine.

Il s’agit de le faire vivre. Il s’agit aussi de créer, d’inventer. Notre culture ne vivra que si elle est encore capable d’étonner le monde.

Notre langue et la vision du monde qu’elle porte en elle ne restera vivante que si elle est utilisée par des artistes, des savants, des ingénieurs, des entrepreneurs, que si nos lycées à l’étranger, nos universités, nos écoles attirent les meilleurs élèves du monde entier, si nos laboratoires attirent les meilleurs chercheurs. Si le meilleur de notre jeunesse part à l’étranger pour conquérir le monde, non pour fuir un pays sclérosé qui ne leur laisse plus aucune chance de réaliser leurs rêves.

Si nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons travailler à ce qu’il y ait encore demain une pensée, une science, une création artistique, une littérature françaises.

En plaçant l’éducation et la culture au coeur de son identité, la France s’est forgée une prédisposition à l’universalisme et à l’ouverture. Si la France s’est faite à partir des liens indissolubles qui se sont tissés entre ses provinces, elle s’est faite aussi en accueillant tous ceux qui l’aimaient et qui voulaient partager son destin. De siècles en siècles elle n’a cessé de mélanger, de métisser, d’assimiler et dans ce mélange, dans ce métissage, dans cette assimilation de se transformer elle-même, de s’enrichir.

La France ne demande à personne d’oublier son histoire ou sa culture. Mais elle demande à ceux qui veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage. La France ne se pense pas comme une juxtaposition de communautés ou d’individus. La France n’est pas seulement une communauté d’intérêts. Devenir Français c’est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à

des moeurs.

La France est une terre de liberté et d’égalité.

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La France est un pays d’émancipation où chacun aspire à s’élever selon ses talents, ses mérites, son travail, où la femme est libre.

La France est un pays où l’Eglise est séparée de l’État, où les croyances de chacun sont respectées.

Mais la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burka, où il n’y a pas de place pour l’asservissement de la femme.

La France est un pays où il n’y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel.

La France est un pays de tolérance et de respect. Mais elle demande aussi qu’on la respecte.

On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs.

On ne peut pas vouloir bénéficier de la sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays.

On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail parce que les allocations sont payées par le travail des autres.

On ne peut pas vouloir profiter de la gratuité des études qui est l’une des plus belles conquêtes de la République et ne pas être assidu aux cours, ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs, ne pas respecter les bâtiments.

On ne peut pas vouloir tous les avantages de la République si l’on ne respecte aucune de ses lois, aucune de ses valeurs, aucun de ses principes.

Mais pour faire partager un idéal encore faut-il y croire soi-même.

Pour s’ouvrir aux autres, il faut avoir suffisamment confiance en soi, être sûr de ses valeurs, de son modèle.

La France n’a jamais été plus ouverte que lorsqu’elle croyait en elle, en son universalité, en ce qu’elle avait à dire et à donner au monde. Jamais la France ne fut plus fraternelle que lorsqu’elle a cru à la force de ses principes, de sa pensée, de sa langue.

Le creuset français prenait ensemble des fils de paysans, d’ouvriers, d’immigrés et il en faisait un peuple de libres citoyens. Dès lors que la République donnait à chacun le sentiment qu’il avait sa chance, que la promotion sociale dépendait du mérite et du talent, la confiance nourrissait la confiance et la France pouvait s’ouvrir sans se dissoudre, conjuguer sans problème son universalisme et sa singularité.

C’était le temps d’une exception française évidente, assumée, qui ne procédait pas d’un sentiment de supériorité mais de la conscience d’avoir un message particulier à délivrer, un exemple à donner.

D’où vient que la France qui avait triomphé de tant de difficultés au cours de son histoire se soit mise à douter à ce point d’elle-même qu’elle se mette à vivre l’ouverture non plus comme une chance mais comme une menace ?

D’où vient que la République qui avait surmonté tant d’épreuves dont elle était sortie toujours plus forte se soit mise à ce point à ne plus tenir ses promesses ?

D’où vient que le sentiment d’injustice au lieu de se réduire n’ait cessé à ce point de croître ?

D’où vient ce sentiment de partager de moins en moins de culture commune, d’imaginaire commun, de morale commune ?

D’où vient ce sentiment de désintégration sociale et civique ?

Sinon d’une forme de renoncement.

En renonçant à la valeur travail nous avons renoncé au mérite.

En renonçant à demander à l’élève de travailler pour apprendre, en renonçant à lui faire découvrir la joie de la connaissance en récompense du long travail de la pensée.

En renonçant à exiger de l’assisté qu’il fasse tous les efforts qu’il peut pour trouver un emploi. En choisissant la voie des 35 heures nous avons ouvert dans la méritocratie républicaine des brèches morales qui n’ont cessé de s’élargir. Que les choses soient claires, ces renoncements je ne les accepterai jamais. C’est parce que je ne les accepte pas que j’ai voulu qu’à l’école primaire on revienne au savoir, que j’ai voulu instaurer le RSA ou mettre fin aux effets délétères des 35 heures.

En renonçant à l’autorité nous avons pris un risque énorme. En sapant l’autorité du maître sur l’élève nous n’avons pas rendu service à l’élève qui en se prenant pour l’égal du maître n’est même plus conscient de la nécessité d’apprendre. On ne peut pas prétendre forger des âmes de citoyens avec de tels principes.

En sapant l’autorité de la Police on n’a fait qu’encourager les voyous.

En sapant l’autorité de l’État on n’a fait qu’ouvrir le champ libre à de nouvelles féodalités.

Ces renoncements je ne les accepterai jamais ! C’est pourquoi j’ai fait du rétablissement de l’autorité l’une de mes priorités.

En laissant croire que tout se vaut, que toutes les valeurs, tous les comportements, toutes les oeuvres se valent, on a porté un coup très dur à l’idée de civilisation et même à celle de société. Car dans une société, tous les comportements et tous les actes ne se valent pas.

Que reste-t-il de la République si l’on se met à considérer de la même manière le délinquant et la victime, celui qui fait son devoir et celui que ne le fait pas, celui qui fait son travail et celui qui ne fait rien ? Que reste-t-il de la République quand on place sur le même plan l’intérêt particulier et l’intérêt général, le principe d’égalité et le droit à la différence ?

En confondant trop souvent l’égalité avec l’égalitarisme nous avons sapé l’égalité des chances parce qu’en donnant la même chose à tout le monde on a renoncé à corriger les inégalités les plus criantes liées à la naissance, à l’origine, au milieu social dans lequel on est né, au territoire ou au quartier dans lequel on habite. Au bout du compte, l’égalitarisme a renforcé l’injustice au lieu de la réduire.

Ces renoncements je ne les accepterai jamais !

Pour lutter contre l’injustice, il faut donner plus à ceux qui ont moins pour compenser les handicaps du départ. On ne répare pas l’injustice par le nivellement.

C’est pour cela que j’ai souhaité que 95% des Français puissent transmettre à leurs enfants le fruit de leur travail sans droit de succession.

C’est pour cela que j’ai voulu que nul ne puisse se voir prélever plus de la moitié de son revenu en impôt.

C’est pour cela aussi que j’ai voulu que les droits soient les mêmes que l’on ait plus ou moins 25 ans.

Il n’y a pas de raison que les jeunes de moins de 25 ans qui ont travaillé aient moins de droits que les autres simplement parce qu’ils sont jeunes.

En confondant trop souvent la laïcité avec le refus de toutes les religions on n’a pas non plus rendu service à la République. Car la laïcité ce n’est pas le refus de toutes les religions. C’est le respect de toutes les croyances et la neutralité de l’État. Il y a dans le sentiment religieux qui vient du fond des âges quelque chose de profondément respectable. Et ce que nous avons aujourd’hui à construire c’est bien une société où chacun s’efforce de comprendre et de respecter l’autre.

C’est pour cela que seront expulsés tous ceux qui viendront en France pour appeler à la violence et à la haine de l’autre.

La République est au coeur de notre identité nationale. Elle est forcément un rêve inaccompli, un idéal inachevé.

La République, c’est la souveraineté de la Nation.

La République, c’est l’autorité et d’abord l’autorité de l’État.

La République, c’est l’égalité des chances.

La République, c’est le mérite, c’est le travail.

La République, c’est la laïcité.

La République, c’est la compréhension, le respect et la solidarité. C’est la primauté de l’intérêt général sur l’intérêt particulier.

Si l’on ne veut pas de la Nation, de l’autorité, de l’égalité des chances, du mérite, de la laïcité ou de la solidarité, alors on ne veut pas non plus de la République.

La vérité c’est que depuis quelques décennies nous n’aimons plus assez la République et que nous en avons fait le bouc émissaire de tous nos échecs.

Mais si notre modèle d’intégration ne semblait plus fonctionner ce n’était pas parce qu’il y avait trop de République mais parce qu’il n’y en avait plus assez. Ce ne sont pas nos valeurs qui sont en cause, c’est leur oubli et, parfois, leur reniement.

On avait fini par nous faire croire que la République menaçait la démocratie. Mais quelle démocratie pourrions-nous construire dans une société où chacun serait enfermé dans sa communauté, sa bande ou sa tribu ?

Rien n’est moins dangereux pour la démocratie et pour la liberté que la République fut-elle une et indivisible. Depuis deux cents ans à part l’expérience sanglante de la Terreur nul totalitarisme n’a menacé nos libertés. C’est que la culture française est irréductible au totalitarisme.

Il y a 20 ans tombait le Mur de la honte.

Les valeurs de la démocratie et de la République triomphaient.

Je vois bien depuis à quels excès peut conduire une démocratie d’opinion débridée où les nouveaux moyens de communication s’affichent comme des zones de non-droit. C’est vrai que c’est un problème que nous n’avons pas encore résolu et qui prend une ampleur croissante. C’est un défi pour la démocratie et pour la République. Mais je préfèrerai toujours ce genre d’excès à ce que fut le totalitarisme communiste qui de l’autre côté du rideau de fer faisait peser une chape de plomb sur toutes les consciences.

Dois-je dire aussi que je persiste et je signe s’agissant du droit à la caricature ? Je préfèrerai toujours les excès de la caricature à l’absence de droit à la caricature qui est la marque de tous les régimes totalitaires. Dans l’affaire des caricatures du Prophète j’ai choisi le camp de la liberté d’expression parce que pour moi c’est cela le coeur de l’identité française. Au pays de Voltaire et de Victor Hugo chacun veut penser librement. Le besoin de liberté est en France dans l’air que l’on respire.

Trop de confiance accordée à la raison, trop d’héritage venu des Lumières et de la Chrétienté nous font un antidote efficace au totalitarisme.

Ce que nous appelons notre modèle républicain est-il alors condamné par l’économie, par la mondialisation ? Il est vrai que la République doit être réelle et pas seulement formelle. Quel que soit l’attachement aux grands principes, que valent-ils face à la montée du chômage et de l’exclusion ?

Comment parler de République si au lieu de continuer à trouver sa place dans la société si les études ne permettent pas de trouver un emploi décent, si les sacrifices des parents et les efforts des enfants ne débouchent que sur le chômage ou la précarité ?

Quand le modèle individualiste semblait triompher partout, quand la Finance imposait partout sa logique spéculative, quand l’économie de rente prospérait, notre modèle républicain ancré dans notre histoire nationale pouvait paraître condamné. Il semblait bien que les marchés financiers auraient le dernier mot sur la politique.

La crise a fait éclater le mythe de l’uniformisation inéluctable et de l’avènement d’une civilisation de nomades connectés avec le monde entier mais sans ancrage national.

Les grandes entreprises qui n’avaient plus de nationalité ont trouvé tout de suite à quel État elles devaient s’adresser pour être secourues. Les grandes banques qui étaient internationales quand tout allait bien se sont retrouvées nationales au bord du gouffre. La catastrophe évitée de justesse a fait ressurgir des vérités essentielles. Les entreprises comme les personnes ont un ancrage national.

Personne n’est de nulle part. On peut se sentir citoyen du monde, mais cela ne suffit pas pour être un citoyen à part entière. Ceux qui cherchaient à théoriser l’oubli de la nationalité ne cherchaient pas tant à effacer les frontières qui séparent les peuples qu’à se libérer de toute exigence de solidarité.

La création de valeur pour l’actionnaire servait d’alibi à l’exonération de toute responsabilité morale et sociale. Ne soyons pas naïfs, le but était d’abord d’échapper à ce premier devoir du citoyen qui s’appelle l’impôt.

La fin programmée des paradis fiscaux, la naissance d’une gouvernance mondiale pour lesquelles la France a tant oeuvré, le retour de l’État dans l’économie changent la donne. Mais surtout le citoyen revient sur le devant de la scène. Il exige des comptes. Il ne veut plus se sentir seul au monde face à la toute puissance supposée des marchés. Il exige d’être davantage protégé. Il veut davantage de solidarité, davantage de morale, davantage de démocratie, davantage de politique. Le moment est venu de redécouvrir que l’identité nationale n’est pas un repliement sur soi mais qu’elle peut être un atout dans la compétition mondiale. On n’est jamais concurrentiel en imitant les autres mais en tirant le meilleur parti de soi-même.

Jouer la carte de notre identité nationale, c’est refuser que la France devienne une sorte de grand fond spéculatif cherchant sans cesse à saisir les opportunités du moment, allant et venant sans cesse d’une mode à une autre, n’inscrivant rien dans la durée.

Je ne veux pas d’une France sans usines, sans industries, sans agriculture. La meilleure chance de la France est aux côtés de ses artistes, de ses entrepreneurs, de ses savants, de ses ouvriers , de ses agriculteurs, de ses artisans, de ses ingénieurs avec leur savoir-faire qui viennent de si loin. Ils vont enfanter le monde de demain. Forte de ses valeurs, de sa culture, de ses savoirs, la France peut devenir le laboratoire de l’avenir.

Nous mettre au clair avec nous-mêmes sur ce que nous sommes, sur ce à quoi nous aspirons, sur ce qui nous fait vivre ensemble, ce n’est pas regarder vers le passé mais vers l’avenir.

Demain comme hier nous n’accomplirons de grandes choses que si nous sommes unis, si nous sommes fiers de notre pays, si nous sommes prêts, chacun d’entre nous, à voir en lui une cause qui nous dépasse.

Nous avons beaucoup de leçon à apprendre des autres, beaucoup de choses à changer. Notre pays a besoin de se réformer en profondeur. Je me suis attelé à cette tâche et rien ne m’en détournera. Mais la France n’est pas une page blanche.

« Cher et vieux pays » disait le Général de Gaulle.

Oui, « cher et vieux pays » qui doit se transformer.

« Cher et vieux pays » qui doit accomplir une fois de plus tant de révolutions.

Que deviendrait-il s’il ratait la révolution écologique ?

Que deviendrait son identité si le traitement de toutes ses données numériques ou la numérisation de tous ses livres devaient entièrement lui échapper ?

Que deviendrait son idéal hérité des Lumières si l’école devait échouer à donner à ses enfants les moyens intellectuels et moraux d’exercer librement leur jugement face aux médias de masse et à internet ?

Que deviendrait son modèle d’intégration républicaine s’il ne retrouvait pas la compétitivité qui lui permettrait d’offrir un emploi à chacun ?

Quand je regarde ce drapeau qui s’est couvert de gloire au nom de la liberté sur tous les continents, quand j’entends la Marseillaise chantée avec ferveur, quand je lis les noms inscrits sur les monuments aux morts de nos villages, quand je vois dans l’armée française qui défile magnifiquement le 14 juillet le long travail des siècles, quand je rencontre des ouvriers dans les usines ou quand j’entre sous la coupole de l’Académie, je me sens honoré d’être Français. Etre Français est un honneur. Il nous appartient à tous de le mériter.

C’est de tout cela que je voudrais que nous parlions dans les mois qui viennent. J’ai voulu aujourd’hui vous livrer avec sincérité le fond de ma pensée non pour clore la discussion mais pour y apporter ma contribution.

Il vous appartient maintenant mes chers compatriotes de vous emparer de ce débat pour qu’il soit réellement le vôtre.

Vive la République.

Vive la France.

SEUL LE PRONONCé FAIT FOI

Par UMP-94 FsB - Publié dans : Grandes mesures
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Tous les élus de la 6ème circonscription ainsi que les élus de Fontenay-sous-Bois vous convient à la cérémonie en l'honneur de la mort du Général de Gaulle le 09 novembre 2009 :

- à Saint Mandé à 18h devant la stèle érigée en mémoire du Général de Gaulle (angle avenue Victor Hugo / rue Mongenot)

- à Vincennes à 18h30 devant le mémorial du Général de Gaulle (angle avenue du Général de Gaulle / avenue Carnot)

- à Fontenay-sous-Bois à 19h30 devant le mémorial du Général de Gaulle (Place du Général de Gaulle - angle avenue Maréchal Joffre / rue Salengro)
Par UMP-94 FsB - Publié dans : Evénements à Fontenay
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Tractage général ce dimanche 25 octobre 2009 partout en France
Par UMP-94 FsB - Publié dans : Grandes mesures
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La réforme de la taxe professionnelle (TP) est une urgence pour maintenir notre industrie, le gouvernement la fera et la compensera intégralement en maintenant le  lien entre entreprise et territoire.

 

 

· Le véritable danger pour les communes aujourd’hui c’est la disparition de fait de leurs ressources du fait de la délocalisation ou de la disparition des entreprises, en particulier industrielles (500 000 emplois industriels ont été

perdus depuis 15 ans).


· La TP va être remplacée par une « cotisation économique territoriale » (CET)
composée de la part de TP assise sur le foncier, désormais appelée « cotisation locale d’activité » (CLA), et de d’une cotisation assise sur la valeur ajoutée, renommée « cotisation complémentaire » (CC). Le plafonnement de la CET passe de 3,5% à 3% de la valeur ajoutée au bénéfice des entreprises.


· Le Président de le République a souhaité laissé au Parlement le soin de décider
de la répartition entre les différents niveaux de collectivités locales de ces nouveaux impôts (CLA, CC) et des autres compensations (TASCOM, taxe sur les conventions d’assurance). Ce débat est en cours.


· Ainsi, en accord avec le gouvernement le rapporteur général de la Commission
des Finances de l’Assemblée Nationale a proposé qu’outre une partie de la CLA, environ 20% de la nouvelle contribution complémentaire (CC) soit affectés au bloc communal.

 

· En 2010, année de transition, les collectivités locales percevront le produit de la taxe professionnelle qui leur aurait été versé en l’absence de réforme.


· A partir de 2011, les collectivités percevront le produit des nouveaux impôts.

Dans tous les cas, il est prévu un fonds de garantie individuelle des ressources pour que chaque collectivité prise individuellement soit intégralement compensée de l’impact de la réforme.


· Au total, le bloc communal sera celui qui bénéficiera toujours du plus grand
panier d’impôts locaux.

Par UMP-94 FsB - Publié dans : Grandes mesures
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La réforme des collectivités locales veut supprimer les « doublons » entre les départements et les régions, mais préserve le niveau de la commune.

 

· On ne peut pas avoir d’un côté un Etat qui s’efforce de réaliser des économies de « train de vie », qui réduit le nombre de fonctionnaires pour réduire son déficit, et de l’autre, des régions et des départements qui multiplient les politiques locales, créent de services concurrents qui souvent ne se parlent pas (de développement économique, par exemple) sans se poser de questions.

 

· C’est la première fois qu’une réforme d’envergure des collectivités locales évite le poncif du « trop de communes en France » ; le coeur de cette réforme c’est le rapprochement de la région et du département ; ce rapprochement  n’est pas autoritaire : c’est le conseiller territorial qui en siégeant à la fois au sein de l’assemblée départementale et de l’assemblée régionale qui amènera, progressivement, de la cohérence entre ces deux échelons, supprimera les doublons et les politiques concurrentes illisibles.

 

· Au total, il n’y aura plus désormais que deux élections locales : celle des élus municipaux et celle des conseillers territoriaux. Le paysage sera plus lisible pour les citoyens qui ne savent pas qui fait quoi, et pour les maires eux-mêmes, parfois perdus entre le département et la région. Il n’y a aucune « remise en cause de la décentralisation » : au contraire, avec un paysage plus simple, la décentralisation sera plus efficace.

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Conseil municipal du 23 septembre 2009

  

ENCORE UNE FOIS LA MAIRIE JOUE LA PROVOCATION

 

Le conseil municipal, au lieu de se concentrer sur les affaires de la ville,  a été une fois de plus pris en otage par une interruption de séance programmée par le maire, avec l’appui de syndicats de la Poste.

 

Nos élus ont du défendre avec force le projet de réforme. Quelques extraits des déclarations d’Agnès Arcier :


« En France, trop de questions essentielles commencent par un NON systématique et souvent par une g
rève. La Poste ne fait pas exception et à peine avait-on commencé à prononcer le mot de réforme que dans un rituel qui commence à lasser fortement les Français, les syndicats appelaient à une grève.

La réforme de La Poste s'impose pourtant ! Parce que La Poste est devenue un service public en retard par rapport à ses grands partenaires, partenaires qui sont aussi des concurrents. Autant de salariés que la Poste allemande avec malheureusement, un chiffre d'affaires deux fois moindre et 20 fois moins de bénéfices qui permettent de réinvestir dans le service postal. Nous le savons, l'explosion d'Internet fait chuter les volumes de courriers. Une telle situation n'est pas tenable alors que le secteur s'ouvre à la concurrence.

Pour continuer à se moderniser, la Poste a besoin d'investir massivement. Elle ne peut pas le faire seule parce qu'elle est déjà endettée : près de 6 milliards d'euros, faut-il le rappeler ! Or, trouver des financements, à la hauteur, à l'énorme ampleur des besoins - presque 3 milliards d'euros - ce n'est pas possible, pour un établissement public qui est une exception en termes de statut juridique en Europe. Le Président de la République a donc décidé que la Poste deviendra une Société Anonyme car c'est le seul moyen de faire face à l'énorme ampleur des besoins pour rester dans le jeu.

Le capital de la Poste sera intégralement détenu par des personnes publiques. Ses missions de service public resteront inchangées, vont même être réaffirmées et les droits et statuts des postiers vont être maintenus.

Tous les autres grands pays sont passés par là. On connaît l'exemple de la Suède ; dès 1993, la Suède a engagé l'évolution de son service postal. Les guichets de poste sur le mode exclusivement traditionnel ont en effet diminué, et de nouveaux points postaux s'ouvrent partout sur le territoire. Plus de 3000 sur l'ensemble du territoire de la Suède.La mécanisation du tri du courrier depuis 1993 a permis d'obtenir un taux très supérieur de distribution du courrier à ce qu'il était en 1993. La comparaison avec la France, il vaut mieux l'éviter car elle serait peu flatteuse pour nous !

D'ailleurs, Monsieur le Maire, dans un courrier récent de fin août, vous vous plaigniez vous-même de la dégradation du service vécu par les usagers du service postal dans un établissement public de la Poste, aujourd'hui sous statut inchangé.

 

Alors, Mesdames et Messieurs les socialistes, Mesdames et Messieurs les communistes, rêvez-vous donc d'unePoste française repliée sur elle-même et n'ayant plus aucun moyen de se développer ?

Mesdames et Messieurs les Socialistes et les Communistes, avez-vous peur des entreprises publiques, vraiment publiques ?

Oui, avec le gouvernement actuel, l'Etat se mêle de l'avenir du service postal. Il se mêle de donner un avenir à tous les postiers.

Le mouvement populaire soutient le gouvernement dans sa volonté de conforter la Poste comme leader européen pour demain. Nous ne pouvons pas comprendre le procès d'intention que vous faîtes, les uns et les autres, à parler de privatisation alors que la Poste est et restera une entreprise publique entièrement contrôlée par l'Etat. C'est indigne de vos partis qui prétendent gouverner à nouveau un jour la France. Nous nous opposerons donc fermement à votre proposition de délibération, Monsieur le Maire. »

Par UMP-94 FsB - Publié dans : Conseils Municipaux
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Conseil municipal du 26 juin 2009

 

UNE DECISION MODIFICATIVE DU BUDGET PLEIN D’AMATEURISME

 

Marie-France Jourdan a fait la démonstration de l’absence totale de rigueur avec laquelle la majorité socialo-communiste gère la ville. La mairie fait un budget au mois d’avril qui ne prend pas en compte des travaux  d’investissement et deux mois après, évidemment, ils passent en fonctionnement. Donc, il y a deux hypothèses, soit l’incompétence, soit le mensonge.

 

Mme Jourdan :

« On ne peut que souligner une fois encore l’amateurisme et l’absence de rigueur dans la gestion de la commune. Le budget a été voté il y a deux mois. Ce budget était très imprécis et nous l’avons alors fait remarquer. Il était dès lors prévisible que nous soyons obligés de nous présenter deux mois plus tard une série de décisions modificatives.

 

Qu’est-ce qui motive ces décisions modificatives ? Il faut modifier le budget pour appliquer des textes datant pour l’un de 2007, arrêté du 13 décembre 2007 relatif à l’instruction budgétaire et comptable M14 applicable aux communes et 2008 pour l’autre, le décret du 18 juin 2008 modifiant le régime de mise à disposition applicable aux collectivités territoriales. Donc, des textes bien antérieurs à la construction du budget voté en avril 2009 et qui auraient dû être pris en compte par celui-ci, ces textes étant connus depuis plusieurs mois. 
 

Motivation: l’absence de fiabilité voire de sincérité des engagements budgétaires puisqu’ils s’avèrent être sensiblement modifiés au bout de deux mois. C’est ainsi que le budget dédié à la rénovation du Groupe scolaire Pasteur et de la Halle Roublot se trouve largement grignoté malgré une présentation faite il y a deux mois avec une certaine emphase d’un budget d’investissement tourné vers l’avenir. Grignoté pourquoi ? pour remplacer les vitres de la Mairie, les stores d’autres écoles, un bac à graisse, faire des travaux sur le pigeonnier de Jean Zay, changer des faïences dans les douches d’un gymnase. Tous ces travaux sont des travaux de fonctionnement au détriment encore une fois de l’investissement dans la ville pour développer et en améliorer les infrastructures. Et tous travaux qui, contrairement à ce qui a été dit, pouvaient largement être anticipés avant la présentation du budget. J’imagine que toutes les vitres, les stores et les faïences ne se sont pas cassés depuis le mois d’avril. D’autant que Monsieur BEDOURET vient de nous avouer que les travaux étaient engagés depuis le 1er janvier."

Par UMP-94 FsB - Publié dans : Conseils Municipaux
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Lancement d’un grand débat public sur les transports en Ile-de-France

Samedi 20 juin, de 10h à 13h,

Amphithéâtre de la Société de Géographie,

184 bd Saint-Germain, Paris 6 ème

 

Militants, élus, associations d’usagers, Franciliens concernés, débattront de la question des transports, centrale en Ile-de-France : vous pourrez témoigner de la galère que vous ressentez au quotidien ; Des experts nous diront quelles sont les répercussions constatées sur notre santé, sur l’environnement, sur nos rapports aux autres, en famille et au travail. Enfin, nous échangerons sur les perspectives à moyen et à long terme dessinées par le Président de la République lors de la présentation du Grand Paris.

 

Pour guider les débats dans la salle (liste non exhaustive des intervenants) :

 

Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie

Fabienne Keller, sénateur du Bas-Rhin, auteur du rapport « La gare contemporaine »

Yves Jégo , secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer

Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes et Vice-Président de l'Agglomération d'Evry

Alain Caire, ancien directeur de la sécurité de la RATP

Jean-Claude Delarue, secrétaire général fédération des usagers des transports et des services publics

Laurence Douvin, conseiller de Paris, administratrice du STIF

Emmanuel Lamy , maire de Saint Germain en Laye

David-Xavier Weiss, conseiller national de l’UMP en charge des transports

Alain Grimfeld, PUPH, chef de service à l'hôpital Armand-Trousseau

Marc Ivaldi, Directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

Guerric Jacquet, conseiller municipal, Ecouen

Jean-Jacques Lasserre, conseiller régional, administrateur du STIF :

Marie Caroline Ciuntu, maire de Sucy-en-Brie et conseillère générale du Val de Marne

Jacques Panserat, Vice Président de AUDE (sous reserve)

Jacques JP Martin, maire de Nogent-sur-Marne

Marc Pélissier, secrétaire général de la FNAUT (Association des Usagers des Transports)

    

Cette réunion sera le lancement d’un grand débat en Ile-de-France : dans chaque département sera organisée une convention, relayée par un forum Internet, afin que chaque Francilien puisse prendre la parole, et que les solutions soient imaginées et élaborées au plus près des préoccupations de chacun.

 

Le programme de l’Ile-de-France est l’affaire de tous, je compte sur vous !

 

 

Je vous remercie de bien vouloir vous inscrire à l’adresse suivante : conventiontransports@valerie-pecresse.fr ou par téléphone (01.30.70.04.48 ou 06.87.34.52.40).

 

 

 

Valérie Pécresse

Chef de file de l’UMP en Ile-de-France pour les élections régionales de 2010

Par UMP-94 FsB - Publié dans : Europe
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Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle refusait l'armistice. Dans son appel radiophonique, il exhortait les français  à le rejoindre et à poursuivre le combat.

L'honneur de la France et sa liberté ont une dette éternelle à l'homme du 18 juin et à ceux qui ont combattu jusqu'à la Libération, puis la défaite du nazisme.

La cérémonie de commémoration aura lieu à 19h30 au mémorial du Général de Gaulle, 10 avenue du Val de Fontenay.

 
Par UMP-94 FsB - Publié dans : Evénements à Fontenay
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Présentation

LE CHIFFRE

1,117 milliards, c'est le budget alloué à l'hébergement et à la lutte contre l'exclusion dans la loi de finances 2009 contre 690 millions votés en 2001...

La petite Phrase

"La peur est une souffrance. La peur empêche d'entreprendre, la peur empêche de s'engager" Nicolas Sarkozy,discours de Toulon le 25 septembre 2008.

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