Laurent Wauquiez invité au Perreux le 3/06 : "la valorisation du Travail"

Publié le par UMP-94 FSB

Le Perreux a accueilli, mardi soir, Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat délégué à l’emploi, au parcours exceptionnel.
Les réformes de l’emploi dont la mise en place est prévue pour 2008 mais dont les effets seront visibles à moyen terme font preuve d’audace et de modernité.
Audace car cela va à l’encontre de l’immobilisme des partenaires sociaux, et modernité car on passe d’une offre de masse inadaptée aux besoins des citoyens, se traduisant très concrètement par 500 000 à 600 000 offres sur le marché non pourvues, à un service sur mesure tenant compte des attentes et des qualités des demandeurs d’emploi.

 Ces réformes sont axées sur 5 points :

1/ Service public de l'emploi
L’Anpe fusionnera avec l’Assedic pour ne former qu’une seule agence. Des économies sur les frais de fonctionnement seront faites et les moyens redéployés pour le bien de tous.  Les attributions d’équipements et de moyens à l’une des 2 branches étaient plus ou moins arbitraires.
La centralisation des moyens permettra, à ceux qui n’en bénéficiait pas car ne relevant pas de la bonne branche, un accès à toutes les infrastructures existantes pour des recherches optimales.
Le personnel actuel, mieux déployé, sur des plages horaires plus larges permettra aux 40% des demandeurs qui subissent le temps partiel d’accéder aux agences et d’avoir des recherches efficientes.

Le Secrétaire d’Etat table sur une baisse de 1.5 point du taux de chômage du simple fait de cette réorganisation.

2/ Equilibre entre les droits et les devoirs
Une charte des droits et des devoirs sera signée immédiatement à l'inscription. L’état s’engage à fournir au demandeur une aide personnalisée. Un interlocuteur unique s’occupera du dossier complètement (indemnisation et recherche d’emploi). Les demandeurs ne seront plus ballotés d’un service à un autre avec pour conséquence une perte de temps très importante. Il n’est pas rare d’attendre un mois entre le 1er rendez vous aux assedic et celui à l’anpe.  Une formation qualifiante pourra être  financée et la mobilité sera favorisée par des aides notamment un financement partiel du permis de conduire.
En échange de cette aide « à la carte », le demandeur s’engage à ne pas refuser 2 offres valables dont les critères de définition évoluent en fonction de la durée de chômage.

3/ Formation professionnelle
L'investissement actuel est de 27 milliards d'euros.  Trop peu de gens ont accès à des formations qualifiantes et en adéquation avec le marché du travail. Les écarts entre les différentes banches professionnelles pénalisent  les chômeurs. Ceux ayant le plus besoin de formation ne sont pas forcément affiliés aux organismes collecteurs ayant le plus de moyens.

Une refonte sera faite avant la fin de l'année.

4/ Les heures supplémentaires et les 35 heures
Encore une fois, le principe de la durée légale du travail ne va pas être supprimé. Mais les 35 heures imposées à tous quels que soient nos attentes et nos besoins ((employés comme employeurs) est une aberration. Cette loi a cassé la relation des français avec le travail. Avoir plus de temps mais pas les moyens d’en profiter ne sert pas à grand-chose et cela les travailleurs l’ont bien compris car le nombre d’heures supplémentaires progresse tous les mois.
Au 1er trimestre 2008, 59% des entreprises ont eu recours aux heures supplémentaires contre 38% au début.

 
"Les 35 heures, C'est la seule idée que l'on n'a pas besoin de breveter car personne ne va nous la voler !"

5/ L'emploi des seniors
La liberté de choisir doit être laissée aux gens. Trop de personnes subissent la retraite ou la pré-retraite comme une sanction. Un consensus tacite entre les politiques (qui voyaient une baisse du chômage), les entreprises (une variable d’ajustement), et les partenaires sociaux (moyen de pression) a favorisé la sortie anticipée d’une partie dynamique et compétente de la population.
La baisse de pouvoir d’achat est conséquente du fait de la retraite et la capacité de travail malgré cela est trop contrainte. Les seniors ne peuvent reprendre d'activité que s’ils ont arrêté depuis plus de 6 mois de travailler et ne peuvent cumuler salaire+retraite qu’à hauteur de 1.2 fois smic.
Chaque année travaillée en plus apportera une majoration de 5% de retraite.

Des mesures incitatives d’emploi des seniors et surtout une suppression des allégements des cotisations sociales seront mises en place.

Sur les bases actuelles (avant réforme), le déficit de la branche chômage en serait de 15 milliards en 2020. 

 

Publié dans Conférences-débats

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