Des casernes transformées en foyers d'étudiants...

Publié le par UMP-94 FsB

Quinze villes sont concernées par l’accord signé aujourd’hui par la Défense et l’Enseignement supérieur. Les premiers logements sont attendus pour 2010.

DES CHAMBRES pour étudiants seront bien bâties au cours des prochaines années dans d’anciennes casernes militaires. La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, et son homologue de la Défense, Hervé Morin, signent ce matin un protocole d’accord qui bénéficiera dès 2010 à quinze villes jugées « prioritaires » enmatière de logement étudiant. De Paris à Versailles en passant par Arras, Toulouse, Montpellier ou Nantes, toute la France est concernée. Ces villes ont été choisies en raison de la présence de bâtiments militaires prochainement désaffectés et proches de sites universitaires. La professionnalisation de l’armée, la fin de la conscription et la toute nouvelle carte militaire laissent de nombreux sites en friche.

Ces vingt dernières années, des milliers d’hectares ont déjà été cédés aux collectivités locales. Ces dernières ont mis à profit ces espaces pour construire des logements sociaux, des équipements ou des centres commerciaux. Plus rarement, des logements étudiants. C’est le cas à Metz où deux casernes ont été reconverties pour partie en chambres étudiantes, pour partie en logements sociaux. La ville de Marseille a, quant à elle, déjà un projet en cours dans le quartier de la Belle de Mai. Des casernes, comme celle de Muy, devraient y accueillir un pôle universitaire.

En raison de la nouvelle carte militaire, des milliers d’hectares vont être libérés en 2009 et 2014.

Les quinze villes concernées Selon le ministère de la Défense, des « emprises » ou terrains « susceptibles de répondre à la demande sociale de logements étudiants feront l’objet d’aliénation » . Un vrai ballon d’oxygène pour les constructions étudiantes en cette période de rareté du foncier. Dans la région parisienne, il est question d’utiliser des immeubles de bureaux situés dans le XIIe arrondissement de Paris, près de Reuilly.

Une fois réhabilitées, ce sont les Crous (centres régionaux des oeuvres universitaires) qui géreront et attribueront ces chambres. La liste de la quinzaine de villes prioritaires pourra être élargie, assure un connaisseur du dossier. Des commissions régionales, dans lesquelles figureront le recteur d’académie et les différentes collectivités, vont à présent plancher sur le sujet. Les cessions de terrain se feront au bénéfice des collectivités ou d’entités privées. Certains transferts pourront éventuellement se faire à titre gratuit. « Ce sera du cas par cas » , explique-t-on. Constructions et réhabilitations devraient prendre un an à un an et demi. Dans le meilleur des cas, les premiers logements devraient donc être disponibles à partir de 2010.

Source. Le Figaro

Publié dans Grandes mesures

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