Vers une réforme des parachutes dorés

Publié le par UMP-94 FsB

Pendant que certains parlent de "fra-ter-ni-té" lors de spectacles politico-comiques, Nicolas Sarkozy, lui, appelle à l'unité, à la confiance mais surtout à la responsabilité.
La réforme du capitalisme financier s'avère être une nécessité. Si le Président  a rappelé que l'Etat ne laisserait pas les Français perdre un €uro en cas de faillite bancaire, cette assurance n'est pas un blanc seing autorisant la spéculation à tout va. Chacun doit désormais faire face à ses responsabilités. Cela inclut également certains dirigeants qui tout en n'ayant pas fait leurs preuves partent avec des indemnités indécentes.

Patricia Russo pourrait percevoir 6 millions d'€uros d'indemnités après avoir accumulé les pertes et licencié plusieurs milliers de personnes ; JM Messier a eu 20 millions à son départ de Vivendi. Les exemples sont nombreux et dernièrement le patron de Dexia devait recevoir près de 3,7 millions d'€uros d'indemnités (il y a renoncé depuis) et cela alors que l'Etat soutient la recapitalisation en injectant 3 milliards d'€uros via la Caisse des Dépôts et Consignations. La Ministre de l'Economie a suspendu l'aide de l'Etat au renoncement de cet accord transactionnel liant la banque à son PDG. 

Nicolas Sarkozy a donc demandé une réforme de ces parachutes dorés laissant au MEDEF le soin de proposer des solutions. Le Parlement devrait légiférer sur ce sujet, à moins que le Gouvernement n'agisse directement par décret.

Les primes de départ ne seraient plus attribuées aux dirigeants partant en situation d'échec et leur montant serait plafonné. L'attribution des stock-options devrait aussi être remise en cause.

Publié dans Grandes mesures

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