Et si la bataille pour l'école était en voie d'être gagnée ?

Publié le par UMP-94 FsB

Chers amis,

Vous avez pu le constater, la rentrée scolaire s'est déroulée sans incident majeur. Mais en sera-t-il de même dans les prochaines semaines ?

Sur ce sujet plus encore que sur d'autres, nous devons, vous devez, faire entendre votre voix !

En effet, des forces rétrogrades soutenues par les plus virulents des syndicats d'enseignants et d'étudiants veulent marquer, dans la rue, leur opposition aux réformes qui, depuis plus d'un an, font considérablement évoluer l'école.

Leur combat est un combat d'arrière-garde : ils veulent un système qui engloutit des moyens énormes et qui produit de bien petits résultats.

S'il restait quelques doutes, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le budget annuel de l'Education Nationale est de 77 milliards d'Euro (c'est le premier budget de l'Etat avec 28% des dépenses publiques).

Côté enseignants, ils sont 870 000 pour 12 millions d'élèves. Mais 97 000 d'entre eux n'enseignent pas et sont détachés dans les syndicats, en mission ponctuelle, en surnombre dans leur discipline ou en attente de remplacement.

Côté résultats, ceux-ci sont loin d'être à la hauteur de l'investissement considérable fait pour l'enseignement :
  * 10% des jeunes éprouvent des difficultés graves en lecture, et la moitié d'entre eux est en situation d'échec.
  * 15% des élèves ne maîtrisent pas les compétences de base à la fin de la scolarité obligatoire.
  * 150 000 jeunes sortent de l'Education Nationale sans la moindre qualification, ni CAP, ni BEP, ni Baccalauréat.
  * 1 étudiant sur 2 échoue à l'université.

Sérieusement, pouvait-on continuer à coutionner ce dispositif qui conduisait chaque année des dizaines de milliers de jeunes sur une voie sans issue ?

Au cours de sa campagne, Nicolas Sarkozy a placé l'éducation au coeur des enjeux de notre société. En faisant référence à Jules Ferry et aux hussards noirs de la République, il a rappelé aux Français la dimension exemplaire de l'école républicaine qui a soudé la nation française à la fin du XIX° siècle.

Elu Président, il a lancé une vague de réformes d'une ampleur sans précédent, dans un secteur où la frilosité a toujours été la règle.

  * le Gouvernement a entamé la réduction des effectifs enseignants, lesquels seront désormais moins nombreux (11 200 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2008) mais mieux rémunérés et mieux considérés.

  * cette rentrée marque le recentrage des programmes sur les fondamentaux (français et mathématiques) et la généralisation des stages gratuits de remise à niveau pendant les vacances scolaires pour les élèves de CM1 et CM2 en difficulté.

  * la loi adoptée le 23 juillet 2008 sur l'accueil des enfants les jours de grève des enseignants restaure l'esprit de permanence du service public et offre une véritable solution à toutes les familles.

Enfin, et cela est très symblique, l'apprentissage de la Marseillaise dans les classes maternelles et primaires est rendu obligatoire.

Parallèllement, les universités acquièrent, par la loi du 10 août 2007, une réelle autonomie, notamment en matière de gestion budgétaire et de personnel. Et le Gouvernement s'est engagé à leur donner les moyens nécessaires pour viser l'excellence, 5 milliards d'Euros supplémentaires en 5 ans.

Aujourd'hui, tout est réuni pour la réussite de cette école "d'excellence", capable de se défaire des poids du passé pour aller de l'avant et permettre à tous et à chacun réussir son parcours de formation.

Pourtant, il se prépare pour cet automne, à l'Education Nationale, dans les universités et les établissements secondaires, des mouvements de protestation visant à faire reculer le gouvernement et à revenir à une méthode qui consiste à répondre à l'échec du système par le recrutement d'un nombre croissant d'enseignants.

Nous ne pouvons pas accepter cela et nous devons faire corps derrière le Gouvernement et le Ministre de l'Education Nationale, pour que cette réforme soit intégralement appliquée et menée à son terme.

En effet, depuis près de 40 ans, tous les gouvernements, qu'ils soient de droite ou de gauche, ont reculé devant les manifestations d'humeur de l'Education Nationale et beaucoup ont renoncé à aller jusqu'au bout de réformes de bon sens, pour la réussite de nos enfants.

Nous, nous ne reculerons pas, parce que l'éducation est un pilier essentiel du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy, parce que la réhabilitation du travail et du mérite est indispensable au redressement de notre pays.

Nous ne reculerons pas, parce que nous connaissons la force de votre soutien et la détermination que vous avez, comme une grande majorité des Français, à replacer nos enfants sur les rails de l'apprentissage des valeurs fondamentales et de la réussite.

Vous avez la possibilité de faire connaître votre détermination à soutenir, contre toutes les oppositions partisanes et catégorielles, la politique du Président de la République et du Gouvernement, en matière d'école et d'université, et affirmer ainsi votre volonté de les voir poursuivre sur cette voie.

J'ai la certitude que vous ne voudrez pas laisser passer cette opportunité de vous faire entendre.

Patrick Devedjian,
Secrétaire général de l'UMP

Publié dans Billets d'humeur

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P
Darcos présentant ses excuses trois mois après avoir insulté les enseignants, je n'appelerai pas ça de l'ouverture d'esprit, mais de la morgue qui a du mal à accepter son rejet par une majorité grandissante de la population, bien au-delà de la quasi-totalité des enseignants. <br /> <br /> Une véritable attitude d'homme d'Etat, un véritable respect de ceux qu'il est censé représenter et aider à faire leur mission, auraient mené O. Darcos a premièrement se taire dès le début.<br /> <br /> Ensuite, ils lui auraient permis de reconnaître de lui-même qu'il avait passé les bornes non seulement de la politesse, mais d'un message politique inadmissible puisqu'il indique que celui qui le délivre n'aime pas la fonction publique et n'a rien de plus pressé que de la stigmatiser, pour mieux la démolir.<br /> <br /> Mais pour reconnaître celà, il faut accepter de voir la réalité, et ne pas détester a priori un corps, un statut, une fonction, un métier noble, celui d'enseignant. Chose que Darcos ne connaît pas, ni pédagogiquement ni idéologiquement puisqu'il a enseigné dans des classes des meilleures têtes d'ultras-privilégiés et qu'il se situe dans une mouvance où l'Etat est, au mieux, un problème.
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U
<br /> Que proposez vous pour réformer l'éducation nationale? vous reconnaissez au moins qu'aujourd'hui 15% des élèves arrivent en 6eme sans maitriser les bases du français et des mathématiques? Des<br /> mesures s'imposent, vous allez répondre qu'il faut plus de moyen et nous nous disons qu'il faut être plus efficace. c'est une donnée factuelle, le nombre d'enseignants a augmenté alors que<br /> parallèlement le nombre d'élèves diminuait sans pour autant que les lacunes diminuent<br /> <br /> <br />
P
Il ne suffit pas de raconter n'importe quoi pour faire sens.<br /> <br /> Un propos qui cumule détestation de l'école publique, contre-vérités et dogmatisme aussi récurrent qu'ancien et totalement inadapté à la société française, comme aux nécessités à venir.<br /> <br /> Une volonté flagrante, détruire l'Ecole pour une des écoles privées, pleines de curés et qui rapportent bcp à tous les marchands aimés par la droite de Devedjian.<br /> <br /> S'il n'est pas content de l'Etat, que l'Etat lui pose problème, qu'il pense comme Reagan dont la politique a eu pour conséquences l'horreur et la faillite, qu'il s'en aille dans le privé. C'est pas moi qui vais le retenir. <br /> <br /> Une citoyenne qui se demande comment des politiques peuvent dénigrer et démolir en permanence l'Etat tout en acceptant qu'il les fasse vivre.
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U
<br /> <br /> Vous parlez de mépris, le ministre de l'Education Xavier Darcos a présenté mercredi, au Sénat, ses excuses aux enseignants d'école maternelle, après des propos qu'il avait tenus en juillet sur le<br /> niveau de recrutement des enseignants accueillant les enfants de moins de trois ans. Cela montre bien son ouverture d'esprit et sa volonté d'apaisement dans le dialogue nécessaire pour réformer<br /> l'éducation nationale<br /> <br /> <br /> <br />
P
Vous écrivez « Aujourd'hui, tout est réuni pour la réussite de cette école "d'excellence", capable de se défaire des poids du passé pour aller de l'avant et permettre à tous et à chacun réussir son parcours de formation. »<br /> <br /> Si ce postulat est exact je suis preneur de vos explications sur la gestion de l’année scolaire 2009/2010 parce qu’il faut bien l’admettre les enseignants manquent d’informations sur cette réforme.<br /> 1 - Comment mettre en place des modules semestrielles avec des programmes annuels.<br /> 2 – Y a-t-il de nouveaux programmes, si oui pourquoi ne sont-ils pas à la disposition des enseignants pour préparer la rentrée ?<br /> 3 - Comment gérer une classe avec des élèves qui auront fait une option pendant un semestre et de nouveaux élèves qui débarqueront dans le cours au second trimestre. <br /> 4 - Comment gérer une section européenne avec des élèves qui varient au gré de l’année.<br /> 5 – Comment peut-on affirmer que tout est réuni pour la réussite de cette école « d’excellence » quand dans un même temps on détruit l’enseignement technique. D’autres pays comme la Suède ont une approche bien différente et placé cet enseignement dans le tronc commun de formation.<br /> <br /> Comme je doute de la sincérité de vos propos, il y a peu de chance que vous soyez en mesure de répondre à ma demande. <br /> <br /> Vous écrivez « le Gouvernement a entamé la réduction des effectifs enseignants, lesquels seront désormais moins nombreux (11 200 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2008) mais mieux rémunérés et mieux considérés. » <br /> <br /> Moins nombreux, c’est sûr, mieux rémunérés, c’est faux, mieux considérés, ah bon et vous évaluez ça comment ???<br /> <br /> Votre réforme n’est pas une réforme, c’est un plan d’économies qui vise à réduire l’offre de formation de l’Education nationale, transférer une partie de la formation au secteur privé, (voir le catalogue 2008 de formations payantes du medef) pour le reste c’est du baratin.
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H
Faire la loi?<br /> Où Quand?<br /> Je n'ai jamais insinué que je le souhaitais!<br /> <br /> Nous seuls pouvons faire la grève? Non plus, c'est un droit de tous les salariés et fonctionnaires. Du moment qu'une personne est payée pour avoir une activité elle peut se déclarer en grève après avoir respecter les délais de préavis.<br /> <br /> Les enfants, eux, ne le peuvent pas de par leur âge et leur statut.<br /> <br /> Certes, mon salaire m'est réglé pendant les vacances scolaires, et le salaire d'un enseignant n'est un secret pour personne, il est public... Mais il est calculé sur 10 mois d'activité réelle et divisé par 12, nos 2 mois de congés ne nous sont pas rémunérés, mais c'est un choix fait en connaissance de cause lorsqu'on entre dans la profession... Et je ne remets aucunement cela en question, nulle part.<br /> <br /> Le 30ème de salaire reste un 30ème. Je en epnse pas voler l'argent que je gagne... Le système des vacataires reste un scandale contre lequel de nombreux collègues se battent... maiss cela n'est jamais relayé par les médias. Pourquoi? Je l'ignore...<br /> <br /> Quant aux milliers de collègues payés à ne rien faire, je ne m'exprime pas ne connaissant pas assez le problème. Sachez seulement que lorsqu'un collègue n'a pas de remplacement à faire lorsqu'il est tzr par exemple et bien il doit effectuer ses heures dans son établissement de rattachement... Un enseignant ne reste jamais bien longtemps innoccupé... Nous ne sommes d'ailleurs que rarement remplacés en cas de maladie, où sont donc ces gens qui n'ont rien à faire quand un collègue est absent pour raison médicale. Les heures en moins aux élèves me navrent autant que vous.... <br /> <br /> Quel moyen ont les enseignants selon vous de faire entendre leur voix pour défendre l'Ecole?<br /> <br /> Nous ne nous servons absolument pas de vos enfants pour faire de la propagande: je vous rappelle que les enseignants sont tenus de ne pas parler religion ni politique au sein de leurs cours (autrement qu'en termes historiques et culturels).<br /> <br /> Les profs de collège disaient "on va faire grève à cause de vous"... vu, lu entendu où? Une phrase sortie de son contexte? un collègue en particulier et en ce cas il ne faut pas généraliser (mon plombier est un voleur, tous les plombiers sont des voleurs?)...<br /> <br /> Les retards des professeurs sont l'objet de remarques de la part du chef d'établissement et nous avons des devoirs dans notre profession. Je ne nie pas qu'il y ait des hommes et des femmes qui exercent mal leur profession, mais c'est le cas dans toutes et on ne généralise pas autant...<br /> <br /> Je ne crois pas écrire des saletés sur l'Education Nationale, j'essaie de défendre une profession que j'aime et surtout une qualité d'enseignement. Or, malgré ma jeunesse, je constate que cette qualité est en régression et que rien de ce qui est prévu ne l'est pour l'améliorer. Mes besoins d'enseignants, personne ne les écoute: je me débrouille au local, avec mes collègues, mon chef d'établissement et les moyens alloués souvent insuffisants pour monter tous les dispositifs et projets dont nos élèves ont besoin.<br /> <br /> Est-ce à vous que je dois faire mes propositions concrètes? Qu'y a-t-il de concret pour vos enfants dans la réforme proposée? Mettre les enseignants au boulot? Parce qu'il ne travaillent pas?<br /> <br /> Je suis blessée dans mon métier par de tels propos.
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U
<br /> <br /> tout salarié a le droit de faire grêve, nous sommes tous d'accord qu'il s'agit d'un droit fondamental que personne à l'ump ne remettra en cause.<br /> <br /> <br /> La réforme présentée par votre ministre n'a pas pour objectif de monter les uns contre les autres à l'éducation nationale. Nous souhaitons autre chose qu'une opposition idéologique à toute<br /> réforme de la part des profs, nos enfants méritent mieux vous en conviendrez.<br /> <br /> <br /> Nous saluons le courage et l'abnégation des professeurs mais reconnaissez que tout n'est pas parfait et que  les 15% d'élèves qui arrivent en 6ème sans maitriser les bases du français et des<br /> mathématiques sont 15% de trop.<br /> <br /> <br /> Vous parlez du traitement médiatique désavanageux des professeurs, les réformes du gouvernement y ont également droit. Nous vous invitons à lire l'article suivant qui explique la<br /> réforme des RASED.http://ump-fontenay-sous-bois.over-blog.fr/article-24711729.html<br /> <br /> <br /> on est très loin des propos parus dans la presse à ce sujet.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
F
Oh la la quel laius... Vous croyez que vous pouvez faire la loi ? Vous apprenez à NOS enfants que vous seuls pouvez faire la grève ! En tant que parent, quoique vous puissiez en dire, votre salaire vous est réglé même pendant les vacances ! Et j'ai été prof vacataire, alors je sais de quoi je parle. Et oui paiement à l'heure de cours. Vous espérez nous faire verser une larme avec votre 30ème de salaire en moins ?? Et nous qui sommes obligés de prendre une nounou (pour de la garderie) ? Et les dizaines de milliers de prof qui ne sont pas en poste ??? Payés ! Et toutes ces absentes de prof dans les écoles ??? Déjà 30 heures de cours en moins depuis le début de l'année scolaire, ça vous parle ? Ce sont les élèves qui en patissent, pas vous les prof ! Vous prenez votre statut pour acquis, vous vous servez de NOS enfants pour votre propagande ! Les prof de collège cette semaine disaient "on va faire grève, pas pour nous, mais à cause de vous" ! Et en plus les élèves sont culpabilisés ?? Mais où va-t-on ?? Lorsque nos enfants arrivent à l'école avec une minute de retard c'est 1 heure de colle et quand les prof arrivent en retard ou n'arrivent pas ? RIEN ! Et vous vous offusquez lorsque l'Education Nationale veut savoir ce que les prof écrivent comme saletés sur l'EN ?! Mais c'est un comble ! De plus l'école primaire, tout le monde sait que c'est la dernière année que les minots apprennent à écrire leur prénom ! Vous les prof, vous êtes attetistes et rebelles mais jamais de remise en question et de propositions concrètes ! Il est temps de changer en profondeur l'EN, parole de parent !
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