Plan de relance de l'économie

Publié le par UMP-94 FsB

La France va consacrer 26 milliards d’euros d’investissementsoit 1,3% de son PIB afin de soutenir son économie. La mise en œuvre de plan a été confiée à Patrick Devedjian.
Pour préserver le dynamisme de l’économie et l’attractivité des territoires, il a été décidé d’exonérer les investissements nouveaux de taxe professionnelle jusqu’au 1er janvier 2010. 

 

Ces mesures auront un impact immédiat sur l’activité économique. Mais le Président de la République a décidé de ne pas s’arrêter là. Le plan annoncé à Douai s’inscrit dans la droite ligne de ces dispositifs et constitue un effort considérable en faveur de l’investissement.   

 

Les grandes entreprises publiques sont en charge des réseaux ferroviaires, énergétiques et postaux, autant de secteurs clefs de l’économie française. Pour développer ces réseaux, les grandes entreprises publiques augmenteront leurs investissements de 4 milliards d’euros.

 

L’Etat augmentera de 4 milliards d’euros ses investissements directs dans des domaines indispensables au développement de notre économie, tels que l’enseignement supérieur, la recherche et le développement durable.  

Les collectivités territoriales, acteurs essentiels de la politique d’investissement, seront aussi mises à contribution. Mais les finances des collectivités ont parfois été durement éprouvées par la crise, et il est impératif que l’Etat vienne seconder celles qui accroissent leur effort d’investissement. Les collectivités territoriales qui accepteront d’investir plus bénéficieront du remboursement anticipé et définitif du Fonds de compensation de la TVA, pour un montant total d’environ 2,5 milliards €.

 

Un soutien direct pour les secteurs clés de notre économie, frappés plus durement par la crise :

Le logement est un levier essentiel de notre économie, qu’il s’agisse du logement social ou intermédiaire, ou du logement neuf. L’Etat s’apprête à construire ou à acquérir 100 000 logements sociaux ou intermédiaires supplémentaires en 2009 et en 2010 et le prêt à taux zéro pour les acquisitions de logement neuf sera doublé en 2009.   


La chute des ventes de véhicules montre que nous devons être particulièrement attentifs à la situation de l’industrie automobile. Moins de voitures vendues, c’est moins de voitures produites, moins d’activité pour le constructeur et, en fin de compte, moins d’emploi… Il est donc impératif de soutenir notre industrie automobile, en encourageant les gens à acquérir un véhicule ! Une prime à la casse de 1 000 € est donc mise en place, à compter du 4 décembre 2008, pour l’achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 160 g de CO2 ou pour l’achat par un professionnel d’un véhicule utilitaire léger neuf (VUL), lorsque ces acquisitions sont accompagnées de la mise à la casse d’un véhicule de plus de 10 ans.

 

Dans un contexte de tarissement du crédit, il est capital que nos entreprises trouvent les financements nécessaires à leur développement. L’accélération du versement des 11,3 milliards d’euros que l’Etat doit au titre de crédits d’impôts ou de dettes permettra aux entreprises françaises de trouver un indispensable complément de financement.   

 

Pour encourager les embauches, en 2009, les petites entreprises (moins de 10 salariés) seront aidées à hauteur de l’intégralité des charges patronales au niveau du SMIC pour chaque emploi créé. Dans le même temps, 500 millions € supplémentaires seront consacrés au financement des politiques actives de l’emploi.

 

Il y a en France plusieurs millions de personnes qui travaillent dur pour « joindre les deux bouts ». Dans ce contexte de crise, il faut agir le plus vite possible pour soulager ceux qui subiront les premiers les conséquences du ralentissement économique ! C’est pourquoi les futurs allocataires du RSA recevront dès le mois d’avril 2009 une prime de solidarité active de 200 € !

Certaines des mesures de soutien à l’investissement sont déjà en vigueur : c’est le cas de la prime à la casse, depuis le 4 décembre, ou de l’exonération de taxe professionnelle, valable à compter du d’octobre dernier.

 

Ce plan devrait permettre de gagner 0,5% de croissance dès 2009. Combiné avec l’écoprêt à taux 0 (pour les travaux visant à réduire la déperdition énergétique d’énergie dans l’immobilier ancien) et avec le jeu des stabilisateurs automatiques, le gain de croissance devrait s’élever à 1%.    

 

Ces dépenses ont un caractère exceptionnel et ne seront donc pas renouvelées chaque année. L’augmentation du déficit à court terme est estimée à 0,8% du PIB en 2009 et devrait être marginale en 2010 (le déficit devrait donc s’élever à 3,9% du PIB en 2009, contre 3,1% prévus initialement).

 

Publié dans Grandes mesures

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