Le plan de lutte contre les bandes violentes

Publié le par UMP-94 FsB

Deux événements d’une extrême gravité se sont déroulés récemment en région parisienne :

Le 10 mars, à Gagny (93), une vingtaine d’individus cagoulés ont fait irruption dans le lycée Jean-

Baptiste Clément avec des bâtons et des barres de fer : le bilan est de quatre blessés.

Quatre jours plus tard, aux Mureaux (78), la police est tombée dans un guet-apens tendu par une trentaine d’individus. Bilan : 10 policiers blessés par des tirs de fusil de chasse.

 

Au cours du 2ème semestre 2008, 200 affrontements entre bandes ont eu lieu à cause de la drogue et du racket

Chaque année, 25 000 cas de violences sont recensés contre des personnes qui incarnent les institutions de la République. Leur nombre a encore augmenté de 3,5% sur les 12 derniers mois.

Dans notre pays, selon une étude policière, on compte 222 bandes dont plus des trois-quarts en

Ile-de-France. Elles représentent 5 000 personnes, dont près de la moitié sont encore des mineurs.

Nombreux sont ceux qui échappent aujourd’hui à la police et à la justice. Suite aux violences commises aux Mureaux, par exemple, un seul jeune multirécidiviste de 14 ans a été arrêté et placé en centre éducatif fermé. 

Nicolas SARKOZY a annoncé lors de son déplacement à Gagny, 16 mesures concrètes et ciblées pour lutter contre les bandes et les violences. Ces mesures concernent aussi bien l’action de la police que celle de la justice ou de l’Education nationale.

 

Les  4 grands objectifs sont :

- adapter et moderniser notre action contre les bandes ;

- améliorer l’efficacité des investigations judiciaires ;

- durcir la loi pénale ;

- protéger et sanctuariser les établissements scolaires sensibles.

 

Les bandes sont un phénomène en expansion. Pour mieux les combattre, il faut d’abord mieux les connaître et adapter nos moyens d’actions en conséquence.

 

Une police d’agglomération va être créée à Paris et dans chaque bassin de délinquance avec une mission claire : coordonner la collecte du renseignement et améliorer la réactivité des forces de l’ordre.

 

Chaque direction départementale de la sécurité publique va se doter d’un groupe spécialisé sur les

violences urbaines et les bandes.

 

Le déploiement des 100 unités territoriales de quartiers (UTeQ) et des compagnies de sécurisation

(unités adaptées aux quartiers sensibles créées l’an dernier par Michèle ALLIOT-MARIE) va être  accéléré et réalisé en deux ans au lieu des trois prévus.

 

Un fichier dédié aux violences urbaines et aux phénomènes de bandes va être créé pour que les informations soient partagées et connues de tous les acteurs de la chaîne pénale.

 

La mise en place de systèmes de vidéoprotection, dont l’efficacité est avérée, va être accélérée aux abords de 400 établissements scolaires sensibles.

 

Nicolas SARKOZY a demandé qu’un nouveau délit soit créé dans le Code pénal avec une peine de 3 ans d’emprisonnement pour « participation, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, poursuivant le but de commettre des atteintes volontaires contre les

personnes ou contre certains biens ».

 

 

Publié dans Grandes mesures

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